Pérennité des logements
L'utilisation du ciment est ultra-majoritaire depuis les années 50 en France. [1] Il sert énormément pour reconstruire la France a grande vitesse, et structure toute une industrie de cimentiers.
Le ciment présente de nombreux avantages : Une vitesse de prise rapide, une grande adaptabilité, une excellente résistance aux pressions, une grande polyvalence, une résistance en milieu aquatique, etc...
Mais il présente aussi un désavantage majeur : La durée de vie des bâtiments faits à partir de ciment est limitée. Les diverses estimations parlent de 50 à 150 ans.
Il y a aussi d'autres désavantages, comme l'impact environnemental massif en terme de gaz à effet de serre dû à sa méthode de fabrication gourmande en énergie [2], et en terme de paysages, car nécessitant de grandes quantités de sable. [3] [4]
Il est aussi un problème pour la santé humaine des travailleurs qui le manipulent. [5]
Aussi, le ciment, par sa facilité d'usage, et sa production à échelle industrielle, à fait disparaître de nombreux métiers et savoirs faire. Dans un souci de durabilité, de confort et d'équilibres écosystémiques, nous devons dès aujourd'hui développer des nouvelles et anciennes méthodes (Maisons et immeubles en pierre, chalets, maisons en terre paille, yourtes, kerterres, écodomes, earthship, etc ...). Il y a beaucoup à gagner en développant de nouvelles méthodes : Le ciment devra laisser sa place dans les constructions, au profit d'habitats plus respectueux, et sourcés dans leur environnement direct. Nous pouvons préparer notre population, en enseignant au plus grand nombre des méthodes d'autoconstruction vertueuses de l'environnement.
C'est notamment l'une des mission du service civique obligatoire.
Construire avec et pour les gens des habitations durables permet de les responsabiliser, de leur redonner confiance en leur capacités. Il faut évidemment construire tout un cadre légal permettant cette transition vers des logements vertueux, ce qui sera fait lors de la convention citoyenne pour le logement.