Délinquance et Violence en France
Cela fait maintenant des années que l'on entends que la violence ne fait qu'augmenter en France. Nos responsables politiques ainsi que nombre de candidats aux élections nous parlent d'ensauvagement de la société. Cette peur est légitime, et beaucoup d'entre nous ont été victimes et/ou ont des proches qui ont été victimes de vols, cambriolages, agressions ou autres. Ce sujet doit être pris très au sérieux. Ne pas se sentir en sécurité, dans la rue, ou même chez soi, ce n'est pas acceptable en France. De plus, le stress chronique dû à ce sentiment d'insécurité pèse sur la santé des gens, et il est établi aujourd'hui qu'un stress chronique à des effets dévastateurs, sur l'espérance de vie et la santé en général [1].
Le budget de l'état pour la sécurité est aujourd'hui très important. 24 milliards d'euros en 2025 [2], payés avec nos impôts, sans compter les coûts conséquences de la violence : Les blessures, les homicides, les interventions des pompier ou du SAMU, les traumatismes physiques et psychologiques, les conséquences du stress chronique sont pris en charge par la sécurité sociale, et donc pèsent sur le budget de l'état. Il est donc dans l'intérêt de tout le monde de réduire l'insécurité et la violence dans notre société.
Quand on s'attaque à une problématique comme celle-ci, il faut déjà poser un diagnostic. Le plus précis possible.
Les Violences Sexistes et Sexuelles répondent à des dynamiques assez différentes de celles évoquées ici. C'est pour cela que le sujet sera traité sur une autre page. Il en ira de même pour les cas de:
- Corruption (atteintes à la probité)
- Usage et trafic de stupéfiants
- Atteintes à l'environnement
- Violences intrafamiliales
Afin de mesurer les violences en France, il faut regarder plusieurs indicateurs :
- Les chiffres concrets des forces de l'ordre, qui sont les chiffres réels des dépôts de plaintes .
- L'analyse géographique de la délinquance, qui mets en lumière des fortes disparités sur le territoire.
- Les chiffres des enquêtes de victimation "Vécu et ressenti en matière de sécurité" (VRS) produites par le ministère de l’intérieur et l’Insee, qui peuvent être plus représentatives de la réalité.
- Le bilan statistique qui regroupe ces deux informations : "Insécurité et délinquance en 2024 : bilan statistique et atlas départemental"
- Il faut aussi s'intéresser à la réalité du terrain vécue par les forces de l'ordre, surtout lorsque l'on cherche des solutions
Il existe une infographie du ministère de l’intérieur, claire et lisible : "Les chiffres clés Insécurité et délinquance, édition 2025"
Pour un diagnostic sur le temps long, je vous recommande la vidéo suivante, du média indépendant ''osons comprendre'' : La France est-elle plus dangereuse qu'avant ?
Attention cependant : elle permet de comprendre efficacement les dynamiques en place sur le long terme, mais montre certaines limites: La vidéo date en réalité déjà de plus d'un an lors de la rédaction de cet article (28/12/25) et certaines statistiques ne sont pas prises en compte. Aussi, cette analyse du temps long ne rends pas forcément compte des derniers résultats et de l'évolution des tendances sur les 5 dernières années, qui ont été largement perturbées par la pandémie et les confinements.
Délinquance
Types de délinquances
Vols avec violence
Selon la police, le taux de vols avec violences entre 2010 et 2023 à été divisé par deux, le ramenant en dessous du taux d'une victime pour 1000 habitants. Nous pouvons nous féliciter, en tant que nation de cette baisse spectaculaire.
Mais vu sous une autre perspective, les chiffres restent assez haut : Selon la VRS, seulement 25% des 296 000 victimes ont déposé plainte (Victimes de plus de 18 ans et vivant sur le territoire français estimées en 2023) . Cela représente plus de 800 victimes par jour. Cela reste énorme.
De plus, les taux d'élucidation des infractions est faible : 16% après 12 mois. Cela veut dire que seulement 16% des vols avec violence trouvent un coupable au bout de 12 mois.
Les chiffres de taux d'élucidation sont les taux avant la remise de l'affaire en justice.
Témoignage terrain : à remplir si vous en avez.
Vols sans violence
Selon la police, les taux de vols sans violence (ex: pickpockets) sont assez stable depuis 2010, et en baisse de 2% par an depuis 2016. C'est malheureusement un chiffre qui est encore très haut : plus de 600 000 victimes ont été entendues en 2024. Plus de 1500 par jour.
Selon la VRS, seulement 24% des 907 000 victimes de plus de 18 ans et vivant sur le territoire français estimées en 2023 ont porté plainte. Selon les estimations de l'enquête, 3 jeunes de 18 à 24 ans sur 100 ont été victimes cette année.
Le taux d'élucidation est encore plus faible : Seules 7% des affaires de vols sans violences ont été élucidées à 12 mois. On devine donc facilement un sentiment d'impunité chez les auteurs de vols.
Témoignages terrain : à remplir
Cambriolages
En 2024, 218 200 cambriolages de résidences (principales et secondaires) ont été commis et enregistrés par la police. Plus de 600 par jour. Auxquels il faut ajouter les 67 400 cambriolages de locaux industriels, commerciaux, financiers ou autre.
Le chiffre réel estimé par la VRS est de plus de 1 500 000 en 2023, soit plus de 4 000 par jour. Selon l'enquête, seulement 57% des personnes victimes d'un cambriolage avec effraction déclarent avoir porté plainte.
Le chiffre est assez stable depuis 2012, et même en baisse de 2% par an depuis 2016. Il reste cependant très haut, et seulement 7% des cambriolages sont élucidés au bout de 12 mois. Là aussi, on devine un sentiment d'impunité chez les auteurs de vols.
Témoignages terrain : à remplir
Vols de véhicules et dans les véhicules
En 2024, 137 600 véhicules motorisés volés ont été enregistrés en France par la police. Plus de 380 par jour.
Selon les estimations de la VRS, Le chiffre des vols et tentatives de vol est estimé à plus de 549 000 en 2023. Soit plus de 1 500 par jour. Pour les vols et tentatives de vol d’objets dans ou sur la voiture, c'est 1 544 000. On estime à 57% des personnes qui se sont fait voler un véhicule qui portent plainte. Ce chiffre tombe à 25% en cas de vol d'objets dans ou sur la voiture.
Le chiffre est en baisse quasi constante depuis les années 90, il a été divisé par 2 entre 2006 et 2023, mais il reste important. Seulement 6% des vols liés aux véhicules sont élucidés au bout de 12 mois. Là aussi, on devine un sentiment d'impunité chez les auteurs de vols.
Toujours selon la VRS, on estime à plus de 540 000 vélos volés en 2024, soit presque 1 500 par jour.
Témoignages terrain : à remplir
Dégradations volontaires et vandalisme
528 800 Destructions et dégradations volontaires ont été enregistrées en 2024. Plus de 1400 par jour.
En baisse quasi constante depuis 2007, le taux a même été divisé par deux sur le nombre des voitures entre 2007 et 2020. Il est en baisse moyenne de 2% par an depuis 2016.
Selon les estimations de la VRS, les actes de vandalisme contre les voitures est de presque 2 900 000 soit plus de 8000 par jour. Ce chiffre passe à 1 141 000 et donc plus de 3000 actes de vandalisme par jour contre un logement.
Le taux d'affaires élucidées sur ce thème n'est pas fourni par le ministère de l’intérieur.
Témoignages terrain : à remplir
Victimes de coups et blessures volontaires
En 2024, les forces de l'ordre ont enregistré 449 800 victimes de violences physiques. Soit plus de 1200 victimes par jour. 54% de ces violences ont été enregistrées dans le cadre familial.
Ce chiffre est en constante augmentation depuis 2016 (+6% par an depuis 2016), et est estimé à 643 000 victimes, et donc 1750 par jour par la VRS.
Il faut cependant nuancer ces chiffres de plusieurs façons:
- La catégorie "victimes de violences physiques" a été modifiée les dernières années, en reconnaissant plus de circonstances aggravantes qu'avant. Cela a donc pour effet d'augmenter les chiffres, mais il est difficile de savoir si les chiffres réels ont augmenté.
- Les violences physiques intrafamiliales, et en particulier sur mineurs de moins de 15 ans ont augmenté de façon vraiment importante, ce qui influence l'augmentation de la catégorie.
- Les violences physiques intrafamiliales sont de mieux en mieux reconnues, ce qui, encore une fois fait augmenter le nombre de victimes enregistrées, sans avoir de lien prouvé avec le réel.
On peut par contre noter une augmentation du nombre
Parmi l’ensemble des victimes, 27 % se sont déplacées au commissariat ou à la gendarmerie pour signaler les faits, 22 % ont formellement porté plainte, et 5 % ont déposé une main courante.
Dans le cas de violences physiques intrafamiliales, 79 % des affaires sont élucidées. Dans le cas des violences hors cadre familial, ce sont 53% des cas qui sont élucidés.
Témoignages terrain : à remplir
Escroqueries et fraudes aux moyens de paiement
Depuis 2016, on enregistre une réelle augmentation de 7% par an en moyenne des escroqueries, et des contrefaçons de moyens de paiement autres que la monnaie. La police a enregistré 417 300 victimes en 2024, soit plus de 1 100 victimes par jour.
Selon les estimations du VRS, c'est 2 657 000 personnes qui ont été victime de débits frauduleux en 2024, soit plus de 7 000 par jour. Ce chiffre est porté a 1 838 000, et donc plus de 5000 victimes d'arnaques financières par jour.
Seulement 11% et 14% des victimes ont déposé plainte, respectivement pour les débits frauduleux et les arnaques.
Des plateformes en lignes, Thesée et Perceval ont été mises en places pour lutter contre ces escroqueries et ces fraudes, mais cela semble insuffisant au vu des chiffres.
Seules 15% des affaires sont élucidées.
Témoignages terrain : à remplir
Profils selon la délinquance
Femmes et délinquance
Les femmes enfin (52 % de la population en France) sont globalement très minoritaires parmi les personnes mises en cause en 2024. Elles représentent 7 % des auteurs présumés de vols violents sans arme, 9 % des mis en cause pour cambriolages de logement et 5 % des auteurs présumés de vols de véhicule. Elles sont en proportion plus nombreuses parmi des auteurs présumés d’escroqueries et fraudes aux moyens de paiement (27 %) et de vols sans violence contre des personnes (20 %), tout en restant largement sous leur part dans la population.
Jeunes et délinquance
Les mineurs représentent la majorité des victimes de violences sexuelles avec 58 % des victimes (Figure 4) : 19 % des victimes enregistrées par les services de police et de gendarmerie ont moins de 10 ans et 39 % ont entre 10 et 17 ans. Pour les homicides, 36 % des victimes ont moins de 30 ans ; c’est le cas pour 47 % des victimes de tentative d’homicide.
La part plus importante de jeunes parmi les victimes enregistrées d’atteinte est susceptible d’engendrer un sentiment d’insécurité plus fort dans cette population. En effet, plus d’un quart des personnes âgées de 18 à 24 ans ne se sentent pas en sécurité dans leur quartier ou leur village contre 16 % de celles ayant entre 65 et 74 ans.
Alors qu’ils représentent 14 % des résidents en France, les 18-29 ans constituent près ou plus de la moitié des mis en cause pour la plupart des atteintes aux biens et pour les infractions à la législation des stupéfiants : 64 % des mis en cause pour usage de stupéfiants et 56 % pour trafic ; 57 % des mis en cause pour les vols d’accessoires sur les véhicules, 50 % des mis en cause pour les vols de véhicule ou encore 41 % pour les cambriolages de logement.
Délinquance et étrangers
La part de victimes étrangères est supérieure à celle des étrangers résidant en France (8 %) pour tous les indicateurs à l’exception des violences sexuelles et des cambriolages. En 2024, cette part atteint 21 % pour les victimes de tentative d’homicide, 21 % pour les victimes de vols avec armes et 19 % pour les victimes d’homicide.
Les étrangers sont aussi plus fréquemment mis en cause pour des atteintes aux biens par rapport à leur part dans la population (8 % de la population résidant en France). Ce phénomène s’est accentué depuis 2016 pour certains types d’infractions : 39 % des vols dans les véhicules(contre 18 % en 2016), 37 % pour les cambriolages (26 % en 2016), 30 % pour les vols violents sans arme (21 % en 2016). La part d’étrangers parmi les mis en cause est beaucoup plus faible pour les vols de véhicule et l’usage de stupéfiants (respectivement 11 %et 13 %), même s’il a légèrement progressé depuis 2016 (respectivement 8 % et 9 %). Les étrangers sont moins nombreux parmi les auteurs présumés d’atteintes à la personne avec des proportions quasiment stables depuis 2016 : 13 % pour les violences sexuelles en 2024 (comme en 2016), 16 % pour les violences physiques intrafamiliales (comme en 2016) et 15 % pour les violences physiques hors cadre familial (contre 12 % en 2016).
Il y a plusieurs points pour expliquer cette surreprésentation :
- D'après les témoignages du terrain, les auteurs de méfaits sont très conscients des failles dans le système juridique français. Ces personnes savent qu'il y a très peu de chances de se faire arrêter, encore moins de se retrouver devant un juge. Des personnes attrapées en flag sont relâchées, avec des procès prévus pour 2 ans plus tard, auxquels elles ne se présenteront pas. Il devient alors facile d'organiser des bandes, de structurer une organisation, pour faire du vol, pickpocket, ou cambriolages, sans prendre beaucoup de risques.
- Une méta analyse de 2025 [3], qui fait la relecture de 31 études, en réanalysant les résultats, et qui porte sur plus de 500 000 enfants et familles, nous montre qu'il existe un lien évident, montré depuis les années 90, entre la pauvreté et la violences et les crimes. Attention, une majorité des personnes pauvres n'enfreindra pas la loi. La pauvreté est un facteur de risque. Et l'on sait qu'en France, les immigrés, étrangers inclus (pas de chiffres trouvés uniquement pour les étrangers) sont plus pauvres en moyenne: Selon l'INSEE, 21,9% des immigrés font partie des 10% les plus pauvres en France, contre 8,7% des non immigrés [4]. Il est donc assez logique de les retrouver surreprésentés dans les statistiques, sans que ce soit le seul facteur. En effet, dans les zones rurales, on observe aussi beaucoup de pauvreté, mais beaucoup moins de délinquance.
Homicides
976 victimes d'homicides en 2024. 5 personnes qui meurent tout les deux jours. C'est beaucoup trop, mais nous pouvons nous féliciter en tant que nation pour avoir fait chuter ce chiffre. En effet le taux d'homicides en France à chuté de moitié (de 3 à 1,4 pour 100 000 habitants) entre 1993 et 2022. avant de repartir à la hausse ces dernières années, comme le montrent les chiffres d'homicides (+1% par an depuis 2016) et de tentatives d'homicides. Attention cependant aux nuances, le ministère alerte : « La porosité entre d’une part les tentatives d’homicide et d’autre part les coups et blessures volontaires et les violences, mauvais traitements et abandons d’enfant ». Ces chiffres sont donnés par le ministère de l’intérieur et respectent une méthodologie précise (chiffres de la police consolidés par des enquêtes statistiques) dans leur bilan statistique annuel.
Pour les homicides, le rapport met en lumière plusieurs choses :
- Le taux d'homicides pour règlement de comptes entre malfaiteurs ou à l'occasion d'un vol est passé de 8% en 2021 à 16% en 2023. Une politique forte pour stopper le trafic de drogue devrait permettre de réduire ces chiffres.
- Les tentatives d’homicide enregistrées sont plus fréquentes dans les départements et régions d’outre-mer (DROM) : 27,7 victimes en moyenne sur les 5 départements pour 100 000 habitants contre 5,2 en France métropolitaine. Le taux d'homicides réel est plus de 15 fois supérieur en Guyane que sur le continent.
- 52 % des victimes femmes ont été tuées dans le cadre familial, alors que c'est le cas de seulement 13% des hommes. Un meilleur accueil de la parole des femmes dans les commissariats, ainsi que des campagnes de prévention pourraient diminuer ces chiffres.
- 85 % des mis en cause sont des hommes.
- 83 % des mis en cause et 78 % des victimes sont de nationalité française. Il ne semble donc pas pertinent de viser particulièrement les étrangers si l'on souhaite réduire efficacement le nombre des victimes comme le proposent des partis politiques. Les étrangers sont même plus victimes que mis en causes.
Afin de lutter contre les homicides, nous pouvons agir sur plusieurs leviers : le renfort des dispositifs de prévention, en particulier dans les DROM, l'arrêt du trafic de drogues qui devrait permettre une libération importante du temps de travail de nos gardiens de la paix, qui seraient donc plus réactifs en police secours, et en enquêtes.
Conclusions
Les chiffres de la délinquance sont vraiment hauts. L'état doit agir et montrer une vraie détermination, en agissant de concert avec les forces de l'ordre, l'éducation et la prévention pour faire diminuer ces chiffres et offrir une citoyenneté française paisible.
Beaucoup de politiques jouent depuis des années sur l'insécurité grandissante en France. Ceux là sont des menteurs, que ce soient les chiffres de la police, ou bien les enquêtes "Vécu et ressenti en matière de sécurité" faites par le ministère de façon très rigoureuse sur des échantillons de 200 000 personnes, les chiffres montrent une tendance de baisse de la délinquance globale, et ce depuis au moins 20 ans. La tendance semble S'inverser légèrement entre 2022 et 2024 dans les enquêtes de la VRS, mais pas dans les chiffres de la police. Il faudra attendre une année de plus pour voir comment la tendance évolue. Mais nous n'avons pas besoin de cela pour observer que les méthodes actuelles manquent d'efficacité, et que les chiffres restent hauts.
Attention donc à ceux qui utilisent les mots : ensauvagement, décivilisation, explosion de la délinquance, etc. C'est une stratégie de règne par la peur, afin de faire diversion pour faire passer des idées ou des lois. Cela à un forcément un impact sur le sentiment d'insécurité, qui d'ailleurs augmente beaucoup ces
Cela ne veut pas dire que l'état des lieux est bon. Malgré la baisse, les chiffres restent hauts, et l'on observe des augmentations de comportements violents vérifiés dans la corruption ou les escroqueries.
Les taux d'élucidation sur les vols et les escroqueries sont vraiment très bas. Et ce avant même la case justice. En continuant comme cela, on s'expose à une montée du sentiment d'impunité, par l'organisation de bandes (comme c'est déjà le cas) pour commettre des vols, qui sont donc rentables et peu risqués.
Les taux de non déclaration en commissariat ou en gendarmerie sont aussi très élevés. Les raisons évoquées par les victimes sont les suivantes, dans l'ordre d'importance :
- "Cela n'aurait servi à rien" (de 24 à 38% des victimes selon les cas),
- "Ce n'était pas assez grave" (18-19 %),
- "Mon témoignage ne serait pas pris au sérieux par la police ou la gendarmerie" (de 7 à 16 %)
Les taux de satisfaction non plus ne sont pas bons : Seulement 56% des sondés se déclarent satisfaits de l'action des forces de l'ordre au niveau national, et 53% au niveau de l'action de la proximité. Ce chiffre tombe même à 43% chez les 18-24 ans.
Les forces de l'ordre sont en crise. L'analyse des raisons de cette crise est disponible sur la page forces de l'ordre. Il devient urgent d'agir et de réformer la profession en profondeur, avec pour objectifs :
- Changement de méthodes pour un gain d'efficacité
- Changement de l'approche pour se rendre plus proche des citoyens et des citoyennes.
- Réforme des médias, pour que les personnalités politiques arrêtent de jouer avec nos peurs, et ainsi réduire le sentiment d'insécurité et toutes les risques qui vont avec.
- Réduction des chiffres de la délinquance
Pour cela je propose la mise en place d'une Convention citoyenne sur la sécurité intérieure. Cliquez sur convention citoyenne pour en savoir plus.