Violences sexistes et sexuelles
46 100 personnes ont été victimes de viol ou tentative de viol enregistrés par la police. 126 par jour. C'est beaucoup trop et ce chiffre est en hausse de 15% par an depuis 2016. Il faut cependant nuancer cette tendance. La aussi, le ministère alerte : les prises de conscience féministes ont permis aux femmes de venir porter plainte plus facilement (même si cela reste encore aujourd'hui très compliqué). On ne peut donc pas savoir si réellement les chiffres sont en hausse, ou si simplement, ou si simplement les victimes vont plus facilement aller porter plainte, et même prendre conscience de la violence.
On peut néanmoins faire quelques critiques du bilan statistique : Étant donné la prise en compte des chiffres directs de la police et des gendarmes, ces chiffres peuvent être biaisés : La police et la gendarmerie ne sont pas neutre vis à vis de l'identité des victimes et des mis en cause. (Un homme blanc riche de 40 ans en milieu rural et une femme arabe pauvre de 17 en ville ne seront pas écoutés de la même façon) Et par ricochet, certaines franges de la population n'auront pas la même facilité pour aller porter plainte.
Ces chiffres ne sont pas suffisants pour analyser l'évolution de la criminalité. De plus, ils sont souvent manipulés pour servir les propos de la personnalité politique qui les utilise. Le but ici n'est pas de rentrer dans des analyses fines des chiffres pour savoir à qui donner raison, mais plutôt de définir les causes de ces homicides, pour trouver les meilleurs moyen de les réduire. Nous savons que la moyenne française est légèrement au dessus de la moyenne européenne [1], donc nous pouvons mieux faire.
Pour les viols et les tentatives de viols, le bilan statistique ne permet pas de les séparer des agressions sexuelles. Étant donné leur aspect discriminatoire (96% des mis en cause sont des hommes, et 85% des victimes sont des femmes), les solutions sont traitées dans l'onglet discriminations.