Corruption en France

De Projet-2027
Version datée du 24 décembre 2025 à 17:33 par Benoit (discussion | contributions)
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La corruption en France atteint des sommets. Les montants en jeu sont énormes : Les estimations parlent de 120 Milliards d'euros rien qu'en 2016 selon l'association Anticor [1]. La corruption étant très difficile à estimer, les autres estimations vont de 8 à 135 milliards pour 2016 [2].

Pour comparer :

  • En 2016, la dette de la France a augmenté de 45 milliards d'euros.[3]
  • En 2016, le déficit budgétaire s'est établi à 69,1 milliards d'euros.[4]
  • En 2016, le Budget de la défense s'est établi à 33 milliards d'euros.[5]

Nous n'avons pas de chiffres plus récents assez précis pour en faire une estimation, mais même les instances de l'état s'accordent à dire que les chiffres sont en augmentation [6].

En 2023, Anticor, une association anticorruption se voyait refuser sont agrément. La privant ainsi de représenter l’intérêt général en justice pendant 1 an. Refus jugé d'ailleurs illégal par le tribunal administratif. [7] Cet agrément aurait du être donné par notre gouvernement, qui n'a pas répondu, refusant de manière implicite, sans se justifier. La cour des comptes, dans son rapport de décembre 2025 souligne l'importance des associations anti-corruption. Elle place même en seconde recommandation de "Modifier les modalités d’agrément des associations de lutte contre la corruption". J'ai été évidemment très étonné de voir que nulle part cette recommandation n'apparaît dans le Plan national pluriannuel de lutte contre la corruption 2025-2029.

Elle atteint tout les niveaux, de l'attribution de logement sociaux (1 bailleur sur 2 ont des pratiques irrégulières selon l'ANCOLS [8] [9]). Jusqu’aux financements de campagnes présidentielles comme celle de Sarkozy [10]. Ou celle de Macron en 2017 qui fait appel a des conseillers McKinsey sur leur temps libre, qui travaillent donc pour sa campagne bénévolement [11]. On s'étonne ensuite de voir McKinsey et autres cabinets conseiller l’Élysée à des tarifs délirant pendant les mandats (2,5 Milliards d'euros dépensé en conseils) [12].

Il y a des tonnes d'exemples de corruption en France. [13] Si l'on fouille un peu, c'est infini, mais aussi au niveau Européen, avec 1 eurodéputé sur 4 impliqué dans des affaires ou des scandales. [14]

La corruption c'est aussi parfois légal :

  • les procédures baillons visent à faire taire les lanceurs d’alertes, journalistes, ONG, syndicats en multipliant contre eux des plaintes abusives afin de les épuiser financièrement et psychologiquement. Elles sont en énorme progrès dans l'union européenne, et particulièrement en France [15].
  • C'est supprimer des associations de défense des consommateurs qui ont pourtant prouvé leur efficacité par le passé : comme l'Institut National de la Consommation (INC) et leur journal "60 millions de consommateurs" [16].
  • C'est fermer les yeux face à des mensonges publicitaires comme l'affaire de ATOL qui commercialise son produit LEXILENS contre la dyslexie en ayant aucune preuve de l'efficacité dudit produit. Et une fois l'enquête lancée, qui continue de vendre son produit car "cela fait des emplois" [17][18]
  • C'est privatiser des poules aux œufs d'or étatiques, comme les autoroutes qui enregistrent des bénéfices net records de plus de 4 milliards d'euros seulement en 2023. [19] [20]
  • Le lobbyisme pratiqué de manière abusive en France [21] avec une estimation de 220 millions d'euros dépensés pour influencer nos politiques. [22] Et on ne parle ici que des montants déclarés.
  • Le lobbyisme en Europe (plus de 50 000 lobbyistes pour 705 eurodéputés)[23]. Encore une fois, que des montants déclarés.

Nous ne pouvons pas laisser notre pays s'enfoncer comme cela dans la corruption.

Financer des associations anticorruption est rentable. Elles permettent de faire remonter des affaires, de les instruire en justice et donc de rapporter de l'argent à l'état. Il faut aussi renforcer le statut des lanceurs et lanceuses d'alerte qui sont des contre-pouvoir nécessaire au bon fonctionnement de la démocratie. La Loi Sapin II et la loi Waserman de 2022 ne suffisent pas, comme le démontre cette tribune signée par 11 syndicats et 9 associations. Il faut ensuite travailler sur les médias, en protégeant et finançant les médias d'investigations, et en garantissant la liberté éditoriale de nos journalistes.