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De Projet-2027
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Version du 3 février 2026 à 21:13

Voici le sommaire du programme (encore en travaux) citoyen pour les élections de 2027:

(Dans l'ordre alphabétique)

Agriculture

En France, comme en Europe, nous sommes dans une situation inédite de pleine transformation du milieu agricole.

L'âge moyen des agriculteurs et des agricultrices en France est de 51,4 ans en 2020. Plus de la moitié d'entre eux atteindront l'âge légal de départ à la retraite à l'horizon 2030. [1] Les rendements agricoles n'augmentent plus comme espéré, ils stagnent voire diminuent selon les sources et les cultures. [2] [3] La consommation d'engrais, elle, a révélé ses limites par les différentes pollutions [4], et maladies qu'elle peut causer, entres autres avec les pollutions au cadmium responsables de cancers du pancréas selon santé publique France. [5]

Le gouvernement commence lentement à réagir avec le pacte pour le renouvellement des générations en agriculture. [6] Ce pacte ne propose pas de changements assez importants pour inverser la tendance, ni pour proposer un modèle durable, ni pour se prémunir contre le dérèglement climatique. [7] Nous devons changer de paradigme. Les potagers collégiens sont une des solutions proposées par ce programme.

Pourtant, en 2021, l'UE a conclu le Green Deal ou Pacte Vert avec l'ambition de devenir le premier continent à atteindre la neutralité carbone à l'horizon 2050. Une grosse partie de ce Pacte Vert est forcément dédiée à l'agriculture. Reste à savoir comment atteindre les objectifs fixés pour l'agriculture tout en s'accordant avec la mutation du visage agricole en France. Ainsi, c'est avec une logique "d'intensification durable" que la France a choisi d'aborder ce travail. L'intensification durable est le fait de continuer d'augmenter les rendements agricoles, en s'appuyant sur une utilisation plus durable et plus efficace des intrants, une continuité du progrès scientifique en matière de sélection variétale et de garder des espaces pour que la biodiversité puisse survivre. [2] Sur le papier, cette pratique est la plus "simple" à associer à nos habitudes alimentaires (régime trop riche en produits d'origine animale et surtout carnés, alimentation ultra-transformée et peu couteuse, ...). Elle s'associe aussi à la volonté de continuer d'être une grande puissance exportatrice de produits agricoles, et à la conjoncture actuelle de disparition de nos paysans, en agrandissant et mécanisant d'autant plus nos fermes, réalisant ainsi des "économies d'échelles". Cette façon de concevoir le modèle agricole semble plutôt efficient sur beaucoup d'aspects mais beaucoup s'inquiètent du réel impact, notamment écologique qu'elle peut avoir. Elle serait aussi nocive pour la qualité des sols.

Une autre façon de voir existe : la transition agroécologique. Un modèle agricole reposant sur la restauration de la biodiversité et l'amélioration des sols, qui stockeront ainsi plus de CO2, et garderont plus l'humidité pour limiter les crues, et être plus résilient face aux sécheresses. Ce modèle demande une réelle volonté politique. Suite au signal de départ de cet élan venant du Pacte Vert de l'UE, cet élan semble aujourd'hui perdre de son intensité.

Adopter ce modèle veut dire modifier le régime alimentaire de notre société, vers moins de produits d'origine animale consommés mais de meilleure qualité, plus de produits bios. Installer plus de paysans, ré-augmenter le nombre de fermes pour les voir plus petites. Se former. Co-habiter avec la biodiversité pour être plus résilient. Accepter une diminution des rendements et donc une balance commerciale moins exportatrice. Accepter l'augmentation du prix de l'alimentation mais en outre économiser sur les dépenses de santé et de traitement de l'eau potable de nos collectivités. Les exportations de produits agricoles diminueront, mais les fonds d'investissements pour garder le modèle agricole actuel encore vivant pourraient servir à des fonds de développements pour que les pays moins développés construisent leur propre modèle agricole résilient et soient donc plus souverains.

En somme, ce modèle implique de redonner une logique paysanne, locale et résiliente à notre alimentation. Le nombre de paysans, paysannes et de salarié.e.s agricoles augmenteraient, donc plus d'emplois, mieux rémunérés et avec plus de sens car reconnectés au Vivant. Nous diminuerons voire arrêterons de consommer des engrais, très polluants à produire. Cela implique aussi de redonner du lien dans notre société entre citoyens et agriculture. En redonnant aux citoyens, le temps, la connaissance et les moyens de cuisiner des matières premières, plus saines et moins couteuses. Iels pourraient participer à leur propre production de fruits et légumes aussi, avec des jardins communs en ville comme en ruralité. Nous serons ainsi plus souverains dans notre alimentation, et redonnerons enfin assez de place à la biodiversité pour s'épanouir dans le lieu le plus logique pour se faire soit dans nos campagnes.

Démocratie

La France figure aujourd'hui à la 26e place du Democracy Index 2024 L’histoire a montré que les démocraties ne s’effondrent pas brutalement, mais périssent petit à petit, jusqu’à atteindre un point de basculement.[8]. Les mensonges, la corruption intellectuelle et économique de la classe politique sont devenus la règle, la norme. C'est un point qui met en péril notre modèle démocratique, qui a besoin de transparence pour fonctionner.

Pourtant, il existe de nombreux changements proposés par des citoyennes et citoyens pour pallier à ces défaillances.

Ces propositions ont pour but de rendre du pouvoir aux personnes vivant sur le territoire français :

Écologie

Économie

Éducation

Géopolitique

Inégalités

Logement

En 2024, moins d'une demande sur 10 de HLM a abouti. [9]

En 2024, plus de 4 millions de français et de françaises souffrent de mal logement dont plus d'un million n'ayant pas de logement personnel. [10]

en 2024, 12 millions de français et de françaises sont "fragilisés par rapport au logement" [11]

en 2024, 2,3 millions de logements sont vacants, dont 1,3 millions depuis plus de deux ans. [12]

en 2024, 3,8 millions de logements sont des résidences secondaires. [13]

en 2024, plus de 9 millions de mètres carrés d’immobilier de bureau sont vides en France. [14]

Et les acteurs financiers augmentent leur investissements dans l'immobilier de bureau. Et la croissance du parc de logement s'atténue.[15]

Ceci expliqué par un savant mélange de lobbyisme, de niches fiscales, d'exonérations d’impôts, de montages financiers, de création de récits, de fabrique privée des chiffres et de collectivisation des coûts engendrés pour la société, comme nous l'explique Marine Duros, après une thèse-enquête : "Immobilier hors sol". Interview disponible ici. Article ici.

Recherche scientifique

Quand on parle de recherche scientifique il faut faire la distinction entre méthode scientifique, et l'institution qu'est la recherche en général.

La méthode scientifique est ce qui nous permet de produire des connaissances fiables, sur lesquelles nous pouvons nous baser pour prendre des décisions rationnelles, efficaces et utiles. C'est quand les financements sont indépendants, quand les recherches sont de bonne qualité, et soumises à vérification.

Mais la méthode scientifique semble s'égarer au profit de grands groupes industriels, qui la récupèrent comme argument d'autorité afin d'imposer leurs produits toxiques et leurs médicaments à la population, en se basant sur des recherches biaisées par le financement de celles-ci.

https://theconversation.com/l-enshittification-en-cinq-etapes-des-publications-scientifiques-273023

Santé

Sécurité