« Liberté des médias » : différence entre les versions

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Mais malgré les critiques, l'ARCOM reste un régulateur est-ce suffisant ?   
Mais malgré les critiques, l'ARCOM reste un régulateur est-ce suffisant ?   


Il ne semble pas, car la presse française fait face à un problème qui n'est pas géré par l'ARCOM : La concentration des médias
Non. Aujourd'hui les médias sont libres, mais appartiennent à une poignée de milliardaires qui possèdent les médias pour diffuser leurs idéaux, et pour promouvoir leurs intérêts, comme on peut le voir sur [https://www.monde-diplomatique.fr/cartes/PPA#&gid=1&pid=1 cette fresque]. 
 
Ces gens là n'ont absolument pas les mêmes intérêts que l'extrême majorité de la population. Ils ne sont absolument pas représentatifs de la France. Mais en tant que propriétaires de l'information, ils peuvent la détourner comme bon leur semble, nous faire croire que nous avons des intérêts en commun. Et on y croit. Et c'est normal, sans d'autres sources d'informations, nous ne pouvons qu’adhérer à leurs idées.
 
Pourtant les journalistes se plaignent depuis longtemps, comme avec les témoignages sur le nouvel Obs [https://www.youtube.com/watch?v=PIVPJDez4bc], où la grève historique de 40 jours des journalistes du Journal Du Dimanche [https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Journal_du_dimanche#Une_gr%C3%A8ve_historique_contre_la_nomination_de_Geoffroy_Lejeune], et bien d'autres.
 
Pour nous influencer, les informations données sont sélectionnées. Ils ne nous montrent que ce qu'ils veulent que l'on voie, mentent et au passage discréditent les autres sources d'information, de façon à rompre le dialogue entre les citoyens, nous renvoyant à la vieille maxime : Diviser pour mieux régner.





Version du 9 janvier 2026 à 03:38

Les médias sont extrêmement importants en démocratie. Ils sont garants de l'information. Sans information juste et transparente, la population n'est pas capable de connaître les faits. Et donc pas capable de faire des choix éclairés, d'avoir des réactions justes et mesurées. Les médias sont l'ensemble des outils de l’information : La TV, Les journaux, les réseaux, le cinéma, la radio, les livres, les bandes dessinées, les journalistes, la recherche scientifique, les influenceurs, les présentateurs, les chroniqueurs, etc...

Ils peuvent produire de l'information, ou du divertissement. Ensemble, tout ces outils forment la norme. Ce qui est normal, ce qui est souhaitable. Les grandes tragédies autoritaires du siècle dernier, et de ce siècle aussi, se sont toujours appuyés sur un contrôle des médias très important. Pour changer la norme, rendre acceptable ce qui ne l'était pas avant, et cacher certaines réalité, confisquer la parole des contestataires. C'était le cas :

  • sous l’Allemagne nazie : "Pour paraître, un journal doit recevoir l’autorisation préalable de l’État, sans cela pas de publication autorisée." [1][2]
  • En union soviétique "en plus des méthodes directes (interdiction de publication, censure, rejet des manuscrits), une grande variété de méthodes indirectes touchant au personnel, à l'édition, à la politique de redevances étaient utilisées" [3]

Et c'est le cas aujourd'hui :

  • En "République populaire de Chine" : Il y a énormément d'exemple, mais les 7 périls sont tout à fait parlants [4]
  • Aux États-unis d'Amérique "De même qu'il [Donald Trump] cherche à contrôler le discours dans la presse écrite, à la radio ou à la télévision en exerçant des pressions gouvernementales ou en intentant des poursuites contre les médias, il tente de le contrôler en restreignant l'accès de la presse aux lieux où se prennent les décisions cruciales, en évitant toute transparence et toute obligation de rendre des comptes." [5]

Alors qu'en est-il en France ?

En France, nous avons l'autorité de régulation de l'audiovisuel et du numérique (ARCOM) qui veille au respect du cadre législatif spécifique aux médias audiovisuels et numériques. Elle régule le pluralisme des médias. L'autorité administrative indépendante contribue à une veille sur les évolutions de l'environnement médiatique. Elle est cependant critiquée sur plusieurs aspects :

- Un manque d'indépendance [6]

- Un manque d'efficacité : « L’Arcom est une machine lourde et à la ramasse face à l’agilité des chaînes d’information et d’opinion », confie l’un des anciens membres du collège de l’autorité indépendante. « Ils ne sont pas taillés pour faire le job », tance un autre membre qui est parti « dégoûté » de l’institution. « Ce sont des hauts fonctionnaires qui tiennent la baraque, ils ne connaissent rien au monde audiovisuel et aux journalistes, et la tendance s’est aggravée avec les années. Si les conventions passées avec les éditeurs du groupe Bolloré avaient été respectées à la fois dans les mots et dans l’esprit, on n’en serait pas là aujourd’hui », critique un troisième ancien membre du collège. [7]

- Ses rapports sont parfois dévoyés par d'autres médias comme le montrent les surligneurs : [8]

Mais malgré les critiques, l'ARCOM reste un régulateur est-ce suffisant ?

Non. Aujourd'hui les médias sont libres, mais appartiennent à une poignée de milliardaires qui possèdent les médias pour diffuser leurs idéaux, et pour promouvoir leurs intérêts, comme on peut le voir sur cette fresque.

Ces gens là n'ont absolument pas les mêmes intérêts que l'extrême majorité de la population. Ils ne sont absolument pas représentatifs de la France. Mais en tant que propriétaires de l'information, ils peuvent la détourner comme bon leur semble, nous faire croire que nous avons des intérêts en commun. Et on y croit. Et c'est normal, sans d'autres sources d'informations, nous ne pouvons qu’adhérer à leurs idées.

Pourtant les journalistes se plaignent depuis longtemps, comme avec les témoignages sur le nouvel Obs [9], où la grève historique de 40 jours des journalistes du Journal Du Dimanche [10], et bien d'autres.

Pour nous influencer, les informations données sont sélectionnées. Ils ne nous montrent que ce qu'ils veulent que l'on voie, mentent et au passage discréditent les autres sources d'information, de façon à rompre le dialogue entre les citoyens, nous renvoyant à la vieille maxime : Diviser pour mieux régner.


https://journalismtrustinitiative.org/


Les paniques morales