Ingérences étrangères aux élections

De Cap 500 signatures

Les moyens mis en place par des pays hostiles envers la France pour influencer les élections sont de plus en plus nombreux depuis 2010. Avec les Intelligences Artificielles génératives, ces méthodes se sont industrialisées, et gagnent chaque année en puissance.

Toutes ces méthodes d'influence externes sont des ingérences.

Viginum, par la voix d'Anne Sophie DHIVER [1] alerte quand aux moyens mis en place toujours plus importants. Dans cette vidéo, elle souligne les risques que cela comporte.

Les objectifs de ces opérations sont les suivants :

  • Polariser l'opinion publique.
  • Décrédibiliser la procédure électorale.
  • Alimentation de la défiance envers les médias traditionnels.
  • Exposition réputationnelle des candidats ou de partis politiques.

Les moyens mis en place pour ce faire sont nombreux :

  • Typosquatting : Création de faux sites internet qui ressemblent comme deux gouttes d'eau aux vrais sites d'information, mais avec des informations fausses et/ou biaisées [2]. LCI faisait un reportage sur le sujet en 2022: [3], ou bien le créateur Spline LND : [4]
  • Créations de faux médias : De très nombreux faux sites sont créées, avec des chartes graphiques complètes, qui pourraient être des médias locaux français mais qui n'en sont rien.[5]
  • Astroturfing : La création de faux mouvements populaires, à l'aide de partages de contenus par des centaines voir des milliers de faux comptes, afin de faire croire qu'il s'agit d'enjeux majeurs. Cette méthode à notamment beaucoup été utilisée pendant les élections en Roumanie [6].
  • Manipulations d'images et de propos.

Alors, quel impact aujourd'hui sur nos élections ? Si des pays sont prêts a dépenser autant d'argent dans ce domaine depuis plus de 15 ans, alors il y a fort à parier que cela paye.

Que pouvons nous faire face à cette nouvelle menace ?

Déjà, Viginum, le service de vigilance numérique de l'état à été crée en 2021. De nombreuses initiatives citoyennes se mettent aussi en place, comme la fondation Descartes ou ODIL, la plateforme francophone des initiatives de lutte contre la désinformation. Il faut soutenir et mettre en lumière ces initiatives, et aussi faire de la prévention massive sur ces sujets.

Ces questions sont absolument primordiales si nous allons vers un système plus démocratique, avec des conventions citoyennes, et des référendums d'initiative citoyenne.